🏴 Le drapeau noir, symbole du deuil de la Commune de Paris , le deuil d’avoir trop rêvé à un monde plus égalitaire et libertaire.
La commune de Paris, massacre effacé de notre histoire.
Organisation libertaire de 71 jours : du 18 mars jusqu’à la semaine sanglante, du 21 au 28 mai 1871 où elle est écrasée et ses membres exécutés en masse par le gouvernement de Versailles.
Ces insurrections communalistes tels que La commune de Paris avaient gagné plusieurs villes françaises. En si peu de temps, elles commençaient à mettre en place une réelle politique sociale visionnaire : des pensions pour les orphelins et les veuves, reconnaissance de l’union libre, séparation de l’église et de l’état, un salaire minimum, réquisitions des locaux et de l’immobilier, l’école laïque et gratuite, l’égalité des salaires...Le peuple, condamné au silence et à l’assujettissement face aux dominants et privilégiés n’a pas eu le temps de récolter les fruits de ses plantations. L’arbre a été abattu pour laisser place, à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre.
Napoleon III transforme Paris en un paradis bourgeois, poussant les pauvres à se localiser dans les périphéries.
Le rêve d’une république sociale et la soif de justice nourrit cette population. L’autorisation des rassemblements donne place à de nombreuses réunions. Dans une volonté de maintien de l’ordre, les premiers meurtres s’organisent. Victor Noir, journaliste assassiné par un parent de l’empereur devient un symbole.
Napoléon III décide alors de tourner les révoltes vers un ennemi commun et déclare la guerre aux Prussiens.
Après 6 semaines de guerre, il est fait prisonnier.
Les républicains refusent de capituler et entrent dans la chambre des députés ou Léon Gambetta proclame le retour de la République.
Les Prussiens assiègent la ville.
Le gouvernement négocie pour céder l’Alsace et la Lorraine.
L’insurrection assailli l’hôtel de ville et réclame les élections de la commune de Paris.
Jules Favre, vice président promet d’organiser ces élections mais les interdits finalement le soir même. Jules Ferry signe cette interdiction et devient maire de Paris. Les opposants sont arrêtés.
Jules Ferry instaure un rationnement qui lui vaut le surnom de « Ferry-Famine ». Le prolétariat mange des chiens des chats et des rats quand la bourgeoisie mange des éléphants et autres animaux exotiques du jardin des plantes.
Le gouvernement s’apprête à livrer Paris.
Le 28 janvier 1871 l’armistice franco-allemand est conclus.
L’Allemagne occupe 1/3 du pays.
Adolphe Thiers devient « chef du pouvoir exécutif de la république française ».
Les insurgés, les Fédérés, s’opposent aux bataillons bourgeois en brandissant un drapeau rouge. Les députés votent en majorité pour céder officiellement l’Alsace et la Lorraine. S’en suit une suppression de toute les mesures sociales mises en place auparavant, comme la suppression des loyers.
C’est la révolte.
Les soldats se mêlent aux désobéissances républicaines et Adolphe Thiers et Jules Ferry sont obligés de fuir Paris pour se réfugier à Versailles. Paris est alors aux mains des insurgés. Le comité central de la garde nationale prend sa première décision: rendre le pouvoir et planifier les élections de la commune de Paris lors d’un suffrage masculin.
En 71 jours, avant le massacre impitoyable de la semaine sanglante du 21 au 28 mai 1871, la commune de Paris a établi une organisation proche de l’autogestion et mis en place de réelles réformes citoyennes en recherche d’égalité et de liberté.
DOC ARTE - les damnés de la commune